Vocabulaire du thé pour mieux déguster

Quand vous dégustez un thé, vous ressentez plein de choses : une odeur qui évoque un souvenir, une saveur qui surprend, une texture qui reste en bouche… Mais comment mettre des mots sur tout ça ?
Le vocabulaire de la dégustation de thé peut sembler complexe, parfois réservé aux experts, comme la dégustation du vin. Pourtant, il suffit de quelques repères simples pour mieux comprendre ce que l’on boit – et surtout pour profiter encore plus de cette expérience ! Je vous explique tout.

1 – Les registres et les saveurs

  • Les registres : comme pour le vin, on distingue déjà les arômes avant de goûter grâce à l’odorat. Par exemple, un thé peut rappeler des fleurs, des fruits, ou même du végétal.
    On parle de registres aromatiques du thé pour désigner ces premières impressions.
    👉 Astuce : approchez simplement la tasse et laissez venir ce qui vous traverse l’esprit. Même si c’est “ça sent la tarte aux prunes que me préparait ma grand-mère”, c’est juste, et vous avez mis le doigt sur le registre fruité !

  • Les saveurs : ici, on parle de sucré, acide, amer, umami. Il n’y a pas de salé dans le thé ! Les thés verts japonais, par exemple, sont caractérisés par la saveur umami (“goût délicieux”) et donnent l’impression de tapisser toute la bouche.
    👉 Astuce : prenez une gorgée et laissez le palais explorer sans chercher à analyser trop vite.

2– Le développement en bouche

  • La texture : un thé peut être soyeux, velouté, rond, onctueux … ou au contraire plus vif, astringent, sec. C’est l’impression que laisse le thé sur notre langue ou sur notre palais après l’avoir bu.
    👉 Exemple : un oolong roulé en perle a souvent une texture ronde, très enveloppante, à l’image de son façonnage.

  • Les notes : c’est ce qui précise les registres aromatiques évoqués plus haut. Floral, mais quelle fleur ? Jasmin, violette ? Ici, on vient préciser et détailler ce qu’on ressent au goût, c’est d’ailleurs le plus difficile quand on n’a pas l’habitude.
    👉 Astuce : goûtez beaucoup de choses variées ! Vous allez créer une sorte de bibliothèque olfactive et gustative, et à terme vous saurez mieux nommer vos ressentis.

  • La longueur : c’est la persistance des goûts après avoir avalé. Combien de temps restent les notes boisées ? Est-ce que j’ai senti du jasmin, de façon très éphémère ? Un thé peut parfois laisser une empreinte qui dure plusieurs secondes, qui peuvent même avoir des évolutions surprenantes sur le palais.
    👉 Astuce : essayez de noter si le goût reste présent, ou si vous avez au contraire une impression fugace en bouche.

3 – Vos propres mots

Pas besoin de connaître des dizaines de termes techniques pour parler du thé. L’important, c’est de mettre des mots qui font sens pour vous : “ça me rappelle un jardin au printemps”, “c’est doux comme du miel”.

Petit à petit, en goûtant des choses variées et des thés différents, vous enrichirez votre vocabulaire et serez capable de mieux exprimer ce que vous percevez. Mais surtout, vous allez savourer vos tasses avec plus de conscience et de plaisir !

Je suis Carla Campo, sommelière du thé consultante pour les restaurateurs et métiers de bouche. Si le thé vous intéresse et que vous souhaitez approfondir la question des accords thés et mets, des recettes avec le thé, ou des rituels de service en salle, visitez cette page pour découvrir mes services sur mesure pour votre activité.

Vous êtes un particulier ? Je vous propose d’explorer le thé et les préparations traditionnelles en dégustation privée à domicile, visitez cette page pour en savoir plus.

Précédent
Précédent

Tout savoir sur les arômes du thé !

Suivant
Suivant

Les rituels du thé autour du monde (et ce qu’ils nous apprennent)